
L’impact des réseaux sociaux sur la santé mentale des jeunes
L’impact des réseaux sociaux sur la santé mentale des jeunes
- Les réseaux sociaux augmentent les symptômes de dépression : un quart des jeunes de 15 à 29 ans expriment en souffrir.
- Les adolescents sont confrontés tous les jours à l’hyperstimulation par la multitude de contenus présents sur les réseaux sociaux, ce qui est très négatif pour le cerveau et entraîne des troubles de l’attention.
Les jeunes doivent trouver un équilibre en ligne et hors ligne et s’imposer des limites de temps.
Table des matières
Qui se cache derrière la génération Z ?
La génération Z regroupe les personnes entre 14 et 29 ans, ce sont des personnes ultra-connectées, elles sont nées avec et connaissent parfaitement tous les codes des réseaux sociaux.
| Générations | Âge | Comportement généraux |
| Z | 14 à 29 ans | • Ultra-connectée, • Agit rapidement, • Difficultés de concentration, • Recherche de l’authenticité. |
| Y | 30 à 45 ans | • Très à l’aise avec le numérique, • Management collaboratif, • Flexibilité, • Ouverture d’esprit. |
| X | 46 à 61 ans | • Autonome, • Septique mais curieuse dans l’univers du digital, • Sens des résultats au travail. |
| Baby boomers | 62 à 80 ans | • Vision ancienne du monde du travail, • Pas à l’aise avec le digital, • Recherche la stabilité |
La génération Z évolue avec une double réalité, à la fois numérique et physique, et accorde une grande importance à l’authenticité, tant dans ses relations sociales que dans son rapport aux marques. Son mode de penser est plus rapide et fragmenté, influencé par la consommation continue de contenus courts.
À contrario, les générations X (46 à 61 ans) et la “baby boomers” (62 à 80 ans), s’intéressent pour la majorité, de loin au numérique et peuvent parfois ressentir un certain décalage de ces évolutions digitales.
La génération Y (30-45 ans) qui fait office d’intermédiaire, revisite sa façon de travailler. Elle est la plus apte à comprendre la génération Z, car elle est aussi très connectée, et elle s’adapte plus facilement aux changements.
Le comportement des jeunes sur les réseaux sociaux
Ces plateformes oeuvrent pour maximiser le temps d’attention et la présence des utilisateurs sur celles-ci. Les algorithmes jouent un rôle important dans cette quête car ils personnalisent les contenus en fonction de ce que les utilisateurs aiment, l’expérience devient addictive.
Le scroll infini supprime toute limite naturelle de consommation, incitant à prolonger le temps passé en ligne.
De nombreux jeunes ont conscience que les réseaux sociaux impactent leur santé mentale. Certains d’entre eux préfèrent désinstaller un réseau social, plutôt que d’apprendre à mieux maîtriser leur temps de connexion, car ils car n’arrivent pas à se mettre de limite de temps.
L’impact négatif des réseaux sociaux sur la santé mentale des jeunes
De nombreuses études mettent en évidence une association entre l’usage intensif des réseaux sociaux et plusieurs indicateurs de mal-être psychologique chez les jeunes.
D’après l’étude de diplomeo, 36% des jeunes interrogés reconnaissent que les réseaux sociaux ont parfois joué un rôle important sur leur humeur.
Leurs principaux effets sont :
- Les difficultés de concentration (63%) : l’hyperstimulation liée par la multitude de contenus présents sur les réseaux sociaux, entraîne des troubles de l’attention.
- Le sentiment de perte de temps : 58%.
- Des comparaisons négatives (42%, en particulier chez les femmes. 1 femme sur 2 se reconnaît dans cette problématique) : les comparaisons sont permanentent avec des vies idéalisées, des réussites mises en scène. Cela vient à créer un sentiment d’infériorité.
- L’augmentation du stress et de l’anxiété (31%) : souvent en rapport avec des contenus angoissants, la pression sociale liée à la recherche de validation des autres avec le système de likes, commentaires et abonnés.
Le sommeil est aussi dégradé à cause des réseaux sociaux, beaucoup de jeunes consultent leur téléphone avant de dormir et au réveil, ce qui nuit considérablement à leurs rythmes biologiques.
Un quart des jeunes de 15 à 29 ans expriment souffrir de symptômes de dépression à cause des réseaux sociaux. On peut expliquer en partie cela par :
- le recul des échanges en face à face,
- la polarisation des opinions,
- les jeunes se renferment de plus en plus dans l’univers du numérique.
« On se sent en permanence en échec, jamais à la hauteur. » Avec cette phrase, le psychologue et psychanalyste Michaël Stora résume avec justesse ce que ressentent de nombreux jeunes confrontés aux mauvais côtés des réseaux sociaux.
Je suis convaincu qu’il faut s’adresser à l’intelligence des adolescents au lieu de vouloir contrôler leurs usages. Il faut les aider à développer un regard critique.
Michael Stora Psychologue et psychanalyste, spécialiste des addictions et du numérique
D’après le rapport d’amnesty international, sept familles françaises ont assigné TikTok en justice après les suicides d’adolescents en novembre 2024.
Selon les familles, ce réseau a joué un rôle majeur dans la dégradation de la santé mentale et physique de leurs enfants.
La santé mentale des jeunes filles est davantage affectée que celle des jeunes garçons.
L’Anses publie en décembre 2025 un rapport d’expertise collective qui révèle que chez les adolescents les filles sont plus impactées sur leur santé mentale que les garçons.
Cela s’explique par plusieurs facteurs :
- les filles utilisent plus les réseaux sociaux que les garçons,
- elles utilisent davantage des réseaux sociaux hautement visuels fondés sur l’échange et le partage d’images et sur la mise en scène de soi,
- elles subissent davantage de pression sociale liée aux stéréotypes de genre,
- elles sont plus souvent cyberharcelées que les garçons,
- elles semblent aussi accorder plus d’importance aux contenus des réseaux sociaux numériques, avec un engagement émotionnel plus marqué.
Le danger de l'auto-diagnostic
“Après des années de stigmatisation, la santé mentale devient un sujet de société.“- Dr Liova Yon, psychiatre au GHU (Groupe hospitalo-universitaire) Paris Neurosciences.
Cette avancée sociétale est positive car elle permet d’ouvrir la parole aux personnes qui souffrent, de se sentir comprises, entendues et de pouvoir récolter des informations pertinentes autour de la santé mentale.
Malgré tout il y a un côté assez néfaste et qui alerte le Dr Liova Yon c’est l’auto-diagnostic. Il peut retarder une prise en charge adaptée et augmenter l’anxiété chez les jeunes.
En effet, beaucoup d’influenceurs parlent de santé mentale, ils se basent sur leurs ressentis et leurs expériences, mais rarement sur des faits scientifiques ou vérifiés par des médecins.
Il est donc important de prendre du recul et de comprendre que ce ne sont pas des professionnels de santé et qu’ils ne peuvent assurer un accompagnement adapté.
Comment réduire les impacts négatifs des réseaux sociaux sur les jeunes ?
Les jeunes doivent :
- Trouver un équilibre en ligne et hors ligne
- Se fixer des limites de temps de connexion,
- Développer un esprit critique avec les contenus diffusés sur les réseaux sociaux : déceler le vrai du faux.
- Se déconnecter régulièrement,
- Privilégier le contact en face à face.
5 conseils pour réduire son temps d’écran :
- Désactiver les notifications
- Utiliser une application qui permet de limiter son temps de connexion, comme StayFree ou encore One Sec
- Mettre son téléphone en mode silencieux ou en ne pas déranger (pour les personne qui ont un Iphone)
- Ne pas être constamment avec son téléphone, le laisser dans une autre pièce de temps en temps.
Les médias, les institutions et les pouvoirs publics ont également un rôle clé à jouer dans la prévention et la sensibilisation.
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